dimanche 25 mai 2008

Les pulsations urbaines : vers une résonance ?

Un des éléments, puissant, de l'ataraxie réside dans l'acuité perceptuelle c'est à dire dans la capacité de notre corps à littéralement entrer en résonance avec l'Univers qui l'abrite. Ce phénomène de résonance serait un moyen, nous en formulons l'hypothèse, de favoriser une compréhension quasi atomique des éléments biologiques et géologique. Quels souvenirs n'avons-nous pas d'une main, d'un front, d'une joue accollés au tronc d'un arbre ?! Ce contact émouvant avec la surface rugueuse du tronc constitue un moyen unique de ressentir la sourde navette des flux de sève, de ressentir l'évidence de la vie.

Cette résonnance trouverait-elle son corrolaire dans le contexte urbain ?

Existerait-il, en chacune de nos villes, des pulsations organiques, scanssions du temps qui passe ? Et pour nous pétris d'urbanité, de quels moyens disposons-nous, afin d'en être le témoin rare, élu, autorisé ? Différentes questions se posent :
  1. Quid du moment ?
  2. Est-il question d'un lieu précis de perception ?
  3. Est-il question de nos cinq sens ?
  4. Quid de techniques ?
  5. Contemplatif ou bien actif ?

Le traitement de la question 1/ suppose là aussi de formuler quelque simple hypothèse : les jours urbains ne semblent pas construits sur un espace temps linéaire. D'aucuns décriront par exemple la parenthèse [4h00 - 8h00] : un moment où sons, odeurs, matières traduisent le fameux "il est 5h... Paris s'éveille..." ?! Jusqu'aux interactions individuelles pétries de respect, de complicité. Les rituels d'interactions pourraient donc dépendre également d'un moment urbain précis !

Puis un cycle qui s'efface pour laisser poindre le cyle suivant... Un autre cycle distinct est celui de la pause déjeuner [11h30 - 14h15] avec lui aussi ses rites d'interaction, sa magie, sa richesse, etc... La fin du cycle correspondant au retour sur le lieu de travail.

Il semblerait, du bout de notre focale de l'empirie, que la résonance optimale serait atteinte dans le partage du cycle complet : naissance du cycle, maturité du cycle, mort du cycle...

A suivre...

A l'ataraxie...

lundi 19 mai 2008

Prérequis du Sybarite : l'argent ne fait pas le bonheur

Toutes les études le montrent, passé un pouvoir d'achat moyen, il n'existe aucune corrélation entre le niveau de revenu et le bonheur :
  • Au niveau Macroéconomique, l'élévation des richesses nationales dans tous les pays n'a jamais fait progresser le Bonheur moyen dans ces Etats,
  • Au niveau Microéconomique, il n'existe pas de différence entre le bonheur de Milliardaires et le bonheur d'une famille de classe moyenne (cf études sur les gagnants du Loto, études sur l'effet des augmentions du revenu disponible des ménages)

Le critère financier produirait ainsi une utilité marginale nulle sur le moyen terme. Tout juste peut-on s'attendre à un soubressaut très ponctuel et limité dans le temps : mais il s'agit "d'exitation" et non de "plaisir" ! Exitation qui retombée favoriserait peut-être même une contre-vague de déplaisir...

A méditer...