mercredi 4 juin 2008

Niveau d'expertise et bonheur

Doit-on opposer deux approches pour l'accès au bonheur qui seraient :
  1. La démarche contemplative, par "infusion", qui consisterait à se laisser gagner par la longue et lente pulsation de vie du monde. Bercé par les saisons, le temps qui passe, les beautés du monde, l'art... le contemplatif dérive simplement au gré de l'émotion primitive.
  2. La démarche contempl'active, par mise en place de protocoles complexes, nécessite un niveau d'expertise élevé. C'est justement l'adéquation entre une expérience "complexe" et une compétence élevée qui est ici à l'origine du plaisir (résolution d'une situation complexe).

Cette deuxième philosophie sybarite (par contempl'action) implique un niveau d'investissement important pour l'acquisition du niveau d'expertise requis : compréhension d'une exposition d'art, communication dans des pays étrangers, participation à un tournois de bridge, participation à une compétition de triathlon, dégustation de vins de prestige...

Cette deuxième philosophie sybarite renforce de surcroît nos capacités d'analyse : un niveau d'expertise élevé va améliorer de manière très significative nos capacités de mesure et donc de jugement. Un trés bon café, thé, vin, champagne... Un très beau tableau, concert, bâtiment,... D'une possibilité nominale de qualifier à peine un café de soit Bon, soit Mauvais, on parviendra :

  • d'abord à gagner l'ordinalités (café A > café B et café B > café C donc A > C...),
  • puis en capacité métrique : 15/20 aura un contenu précis, de même que 18/20...
  • et enfin en nombre de critères : un financier (le gâteau) sera évalué sur plusieurs facteurs. Le gras, le sucré, la cuisson, le croustillant, le moelleux, le fondant, l'arrière-goût, la touche "amande", l'équilibre des saveurs, le collant au palais, l'odeur, la couleur de la croûte, la couleur intérieure...

A l'ataraxie

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